Écarts de conduite en France : nos voisins européens dans le collimateur !

C’est la saison des prunes, y compris sur les routes de France ! Non respect des distances de sécurité, dépassement des limitations de vitesses, empiètement sur la bande d’arrêt d’urgence, les contraventions pleuvent. Mais la récolte est-elle aussi bonne qu’elle en a l’air, dans les caisses de l’État ? Près de 25% des véhicules flashés chaque année sont étrangers. La chaleur exacerbant les tendances de certains de nos hôtes, ce pourcentage atteint jusqu’à 50% en période estivale ! Parmi nos voisins, qui jouent les mauvais élèves sur notre réseau national ?

L’exception nordique !

Depuis 2011, conformément à l’harmonisation de la sécurité routière dans l’Union européenne, tous les états-membres sont soumis aux contraventions françaises, applicables en cas d’infraction constatée dans l’Hexagone. Tous ? Non. Trois irréductibles peuples nordiques résistent encore et toujours à certaines de nos pénalités en vigueur. Ainsi, les visiteurs de Grande-Bretagne, d’Irlande et du Danemark s’acquitteraient rarement de leurs amendes tricolores, une fois rentrés au bercail. La raison ? Ces trois pays ont décliné les accords bilatéraux d’échange d’informations, sur les infractions de leurs ressortissants détectées par radars à l’étranger.

Avec près de 500 000 de leurs compatriotes flashés chaque année en France, les Britanniques sont en tête du peloton à égalité avec l’Allemagne, devant les Italiens (350 000), les Espagnols (350 000) et les Belges (330 000). Le manque à gagner représenterait entre 10 et 15 millions d’euros pour l’État français. De quoi faire la chasse aux chauffards sans égards pour notre “Code de la route”, lors de leur de passage chez nous !

Tango franco-espagnol, échange de bons procédés

En 2012, près de 450 000 infractions par des véhicules espagnols ont été observées sur des radars français, contre 130 000 par des voitures françaises de l’autre côtés des Pyrénées. À chaque temps de crise, son opportunité ! Depuis juillet 2013, les conducteurs espagnols flashés par les radars français peuvent faire l’objet de poursuites transfrontalières. Il en va de même pour tous les conducteurs français adeptes des excès de vitesse ou des feux rouges grillés, une fois dans la Péninsule ibérique.

Pour la France, faire front commun avec ses concitoyens a fini par payer. Entre 2012 et 2014, près de 90 millions d’euros sont entrés dans les caisses de l’État, grâce aux seules contraventions infligées aux conducteurs étrangers sur le territoire. L’uniformisation constante des règlementations de l’U.E. de 2011 a largement aidé à atteindre ce chiffre !

De la sécurité à la coopération : opération “coup de filet”

Comme toutes les administrations, l’Union européenne a sa façon bien à elle de nommer certaines de ses initiatives. En 2017, en passant d’une “coopération police-justice” limitée à une “coopération transport” qui regroupe tous les états-membres, la Grande-Bretagne, l’Irlande et le Danemark seront bientôt logés à la même enseigne que tout le monde. En résumé, tous les conducteurs d’un état européen s’adonnant à de vilaines pratiques dans notre beau pays, pourront ensuite être poursuivis sur leur territoire d’origine. Désormais, de l’usage du téléphone au volant, à la circulation sur voie interdite : gare au radar pour tous !  

Italian job, stop aux excès !

Si les temps sont durs pour certaines autorités locales, il en est d’autres parmi lesquelles les abus se font ressentir… Elle n’est pas si lointaine, l’époque où dans la botte méditerrannéenne, les dérives répandues parmi les forces de l’ordre étaient épinglés par la Cour de justice européenne. En 2002, Bruxelles condamnait ainsi l’Italie pour gonflement du montant des contraventions imposées à ses visiteurs étrangers. Ces derniers écopaient du double du minimum de l'amende, sous peine d’un retrait immédiat du permis de conduire ou de la rétention du véhicule à titre conservatoire...

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