Voiture de sport : une consommation excessive ?


Régulièrement mis en cause, à raison, pour son impact environnemental, le sport mécanique n’est pourtant pas la discipline sportive la plus problématique sur ce sujet. Par ailleurs, comme nous le verrons au sein de cet article, la situation évolue rapidement avec des alternatives électriques et hybrides qui ne cessent de gagner en performances, en crédibilité et en popularité.

Un bilan carbone important, mais à relativiser

On ne va pas se mentir, les voitures de sport ne sont pas ce qu’il y a de plus économe en matière de consommation d’essence. C’est qu’il en faut de l’énergie pour déplacer des bolides principalement conçus pour la performance sur circuits.

Toutefois, sans vouloir amoindrir l’impact environnemental que représente le sport automobile, et par extension les stages de pilotage, il nous apparait nécessaire de relativiser un peu la situation.

En effet, d’autres événements sportifs, « en apparence » plus écolo, génèrent pourtant un bilan carbone bien plus important qu’une course automobile. La raison principale ? Le déplacement des spectateurs et des équipes en charge de la logistique !

Souvent pointé du doigt par les organisations environnementales, le Tour de France paye ainsi le prix de son immense popularité. Une course qui génère énormément de déplacements en voiture, auxquels il faut ajouter les bouteilles et autres déchets jetés le long des routes par les coureurs, la caravane du Tour et les spectateurs. Conscient de l’ampleur du phénomène, l’organisation du Tour et les collectivités locales mènent d’ailleurs depuis peu une campagne de sensibilisation auprès des spectateurs afin de les inciter à collecter et trier leurs déchets.

Autres exemples d’événements sportifs majeurs, la Coupe du Monde de football et les Jeux olympiques sont les deux plus gros générateurs de CO2, bien loin devant les compétitions de sport mécanique.

Des modèles de voitures plus économes que d’autres

Chez Motorsport Academy, toutes les voitures ne sont pas aussi voraces en matière de consommation d’essence. Ainsi, si notre BMW E92 M3, taillée pour le Drift, dépasse allégrement les 50 L/100 km, notre Porsche Cayenne, utilisée à l’occasion des tours de reconnaissance ne consomme quant à elle « que » 15 L/100 km.

En moyenne, la consommation des voitures sportives utilisées durant nos stages de pilotage se situe aux alentours de 35 à 45 L/100 km ; la Porsche Cayman étant la plus économe et la Ferrari 488 GTB, la plus gourmande de notre flotte de véhicules.

Consommation essence Ferrari F488 GTB

Vers des stages de pilotage plus verts ?

La bonne nouvelle, c’est que le développement du marché des voitures électriques et hybrides nous permet désormais d’envisager très sérieusement des stages de pilotage plus écologiques, ce qui était encore parfaitement illusoire il y a quelques années de cela.

Les modèles de voitures de sport électriques gagnent en performance et en autonomie d’année en année ; à tel point que des compétitions réunissant exclusivement des voitures électriques commencent à fleurir à travers le monde, à l’image des compétitions de Formule E ou des récentes Electric GT World Series.

Conscient du tournant majeur que représente l’émergence de l’automobile électrique, Motorsport Academy a d’ailleurs pour projet d’accueillir prochainement une Tesla Model S, 100% électrique. Elle sera notamment utilisée durant les tours de reconnaissance, en remplacement de la Porsche Cayenne. En outre, une sportive hybride (on ne vous en dit pas plus pour le moment !) devrait également rejoindre notre flotte à cette occasion !

Une chose est sure : les véhicules électriques et hybrides sont en passe de bouleverser le paysage du sport mécanique. Et ce n’est pas pour nous déplaire !





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